Recherche 2018-2019

Le Centre de santé communautaire du Grand Sudbury (CSCGS) reconnaît l’importance des initiatives de recherche dans le domaine de la santé en général, et plus particulièrement en ce qui a trait à la santé des francophones. Le CSCGS participe, dans la mesure où ses ressources le lui permettent, à des projets de recherche qui sont conformes à son énoncé de mission ainsi qu’à ses valeurs. En 2018-19, le CSCGS a participé aux trois projets suivants :

DÉVELOPPEMENT D’UNE TROUSSE POUR L’EXAMEN MÉDICAL DES NOUVEAUX ARRIVANTS FRANCOPHONES – A. GAUTHIER, M-H. CHOMIENNE, D. PRUD’HOMME, B. SANOU, G. KPAZAÏ

En plus des défis linguistiques que rencontrent les immigrants francophones en matière de santé, il y a celui lié à la maîtrise incomplète par les professionnels de la santé des maladies les plus prévalentes de la région d’origine et du contenu de l’examen médical aux fins d’immigration (EMI). La trousse pour l’examen médical à l’intention des professionnels de la santé en Ontario a été remise aux équipes des soins primaires du CSCGS en octobre 2018. La mise en application de ces connaissances permet au CSCGS d’offrir des services adaptés aux besoins spécifiques des nouveaux arrivants afin d’améliorer la prévention, l’identification et la prise en charge précoce des problèmes de santé les plus prévalents auprès de cette clientèle. Les chercheurs ont été invités à présenter cette trousse à travers la province ainsi qu’au Québec.

Ce projet de recherche est fait en partenariat avec le Centre de recherche en santé dans les milieux ruraux et du nord (Université Laurentienne), l’Institut du savoir Montfort, le Centre de santé communautaire du Grand Sudbury et la communauté immigrante. Il est financé par le Consortium national de formation en santé et par le Fonds national de recherche 2017.

COMMUNAUTÉ IMMIGRANTE FRANCOPHONE DE LA VILLE DU GRAND SUDBURY : UN ÉTAT DES LIEUX DES SERVICES DISPONIBLES ET DES BESOINS D’ACCUEIL
(EN COURS) – A. HIEN, A. GAUTHIER, I. MICHEL, C. JUTRAS, B. SANOU, P.E. TIMONY

La ville du Grand Sudbury accueille de plus en plus d’immigrants et de nouveaux arrivants francophones. Cependant, il existe peu de services d’accueil offerts en français pour cette population. Il y a également un manque d’informations sur la communauté immigrante francophone qui vit une vulnérabilité accrue en contexte minoritaire. L’accès à des soins et des services d’accueil est essentiel à l’intégration des nouveaux arrivants et favorise leur bien-être physique, psychologique et social.

Ce projet vise à dresser le profil sociodémographique des nouveaux arrivants francophones, de recueillir leurs avis sur la manière dont ils souhaitent que les organismes répondent à leurs besoins et dresse la gamme des services disponibles pour les immigrants dans la Ville du Grand Sudbury.

Ce projet est un partenariat entre le Centre de recherche en santé dans les milieux ruraux et du nord (Université Laurentienne), le Collège Boréal, le Centre de santé communautaire du Grand Sudbury et le Centre Victoria pour femmes. Il est financé par le Consortium national de formation en santé – Projet de recherche collaboratif – Université Laurentienne/Collège Boréal 2017.

LE DÉPISTAGE PRÉCOCE D’ENFANTS À RISQUE D’ÉPROUVER DES TROUBLES DU DÉVELOPPEMENT DU LANGAGE PAR L’ENTREMISE DE QUESTIONNAIRES À L’INTENTION DES PARENTS : UN PARTENARIAT VISANT LE BIEN-ÊTRE DE L’ENFANT – R. BÉLANGER, M. MINOR-CORRIVEAU, C. MAYER-CRITTENDEN, P. LEFEBVRE

Depuis longtemps, l’importance du rapport du parent lors de l’évaluation du langage chez les bambins et les enfants d’âge préscolaire âgés de 30 à 42 mois a été établie. Les rapports des parents sont de plus en plus utilisés comme mesure valide de dépistage étant donné que ceux-ci ont une vaste expérience avec leurs enfants dans une variété de situations. Malgré cela, l’identification des enfants d’âge préscolaire ayant un trouble développemental du langage (TDL) est une tâche complexe. Cela est notamment dû au fait que les retards identifiés chez la population préscolaire semblent souvent se résoudre à un niveau de surface. De plus, les outils disponibles à l’heure actuelle ne peuvent pas prédire avec exactitude les enfants qui auront des problèmes à long terme.

L’objectif de la présente recherche est donc d’essayer de remédier à cette situation en utilisant des questionnaires mesurant plusieurs facteurs de risque provenant d’une variété de domaines du développement. L’équipe de recherche surveillera les participants pendant une période de quatre ans. Ce projet est un partenariat avec l’École d’orthophonie, la Faculté de la santé (Université Laurentienne), le Centre de santé communautaire du Grand Sudbury et la communauté médicale du Grand Sudbury. Il est financé par le Centre national de formation en santé : Subvention Savoir (2018 à 2025).

Études antérieures

Santé des immigrants francophones
Synopsis de l’étude

Dans le but d’identifier les besoins de santé des immigrants francophones à Sudbury une étude a été menée de novembre 2013 à avril 2014 auprès des organismes d’accueil, les doyens de la communauté et auprès d’un échantillon d’immigrants dans la ville de Sudbury. Les résultats ont été présentés à des représentants de la communauté immigrante et la présentation a été suivie de débats et de recommandations qui ont été incorporés dans le rapport final.

Au total 72 répondants presque autant d’hommes que de femmes majoritairement entre 20 et 50 ans ont été rencontrés. 81,5 % de l’échantillon (Hommes + Femmes) apprécient favorablement leur état de santé physique et 93,8% apprécient favorablement leur état de santé mentale. Comme à l’échelle nationale, on note une différence entre hommes et femmes en faveur des hommes aussi bien sur la santé mentale que physique. L’étude tend à corroborer ce qu’on appelle généralement l’effet de l’immigrant en bonne santé, ceci pour plusieurs raisons.

Compte tenu du caractère multifactoriel de la santé, les défis que rencontrent les immigrants sont à l’image des déterminants sociaux de la santé, et les défis les plus récurrents sont l’emploi et le revenu.

Les besoins ne sont pas extraordinairement différents de l’offre disponible et laissent supposer le manque de connaissance des services disponibles, et la nécessité de faire des développements au niveau des services pour mieux répondre aux besoins.

La recherche de médecin de famille, les services en français, la sensibilisation sur les maladies prévalentes, l’exercice physique, sont des besoins pour lesquels le CSCGS a l’offre disponible
Pour combler cet hiatus, il faudra un processus d’information pour faire la promotion du CSCGS et toute une série d’adaptation sur les horaires et y compris des services culturellement adaptés pour que les immigrants francophones puissent pleinement bénéficier de l’avantage qu’offre l’existence du CSCGS dans un milieu majoritairement anglophone.

Les principales recommandations au CSCGS

  1. S’engager à des rencontres régulières avec les organismes d’accueil (CIFS, YMCA, Réseau, etc), les écoles de formations afin de créer des occasions de collaboration stratégique qui aident à faciliter l’intégration des immigrants.
  2. Travailler en collaboration avec les organismes d’accueil pour se faire connaitre auprès des immigrants francophones (affiches, espaces publicitaires, etc.).
  3. Créer une trousse d’accueil qui renseigne les nouveaux immigrants sur les services en français dans la communauté.
  4. Éduquer la population immigrante francophone sur leurs droits aux services de santé en français, sur le système de santé de l’Ontario (par exemple le Régime OHIP nous donne droit à quoi), et sur le rôle des infirmières praticiennes dans les soins de santé primaires.
  5. Renforcer la programmation communautaire du CSCGS en faisant un retour sur les acquis des années passées alors que le CSCGS était un chef de file dans ce domaine (fin 1990, début 2000).
  6. Adapter ses horaires d’ouverture et de fermeture pour ceux qui seraient inscrits dans les programmes.
  7. Le CSCGS pourrait accueillir des bénévoles et permettre de faire des stages.
  8. Élaborer des programmes de sensibilisation et d’éducation à la santé alimentaire pour les nouveaux arrivants.
  9. Offrir des services culturellement adaptés et dans la mesure du possible, recruter le personnel nécessaire qui représente la diversité immigrante.

Aux agences communautaires

  1. Étant donné que l’accès à l’emploi est le facteur le plus important qui retient les
    immigrants, il est nécessaire de mettre en place des initiatives novatrices et des partenariats pour faciliter l’accès au marché du travail.

Aux immigrants

  1. Participer aux rencontres organisées par le CSCGS afin d’avoir l’information nécessaire.

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